Le cheval de Trait Poitevin Mulassier
Identité
> La robe est de couleur variée. De préférence : isabelle, noir, noir pangaré ou gris.
> Hauteur : 1m60 à 1m65 (femelle) ; 1m65 à 1m70 (mâle)
> Localisation : principalement en Poitou-Charentes et Vendée.
> Où le trouver :
– Organisme de sélection des Races Mulassières du Poitou :
Le trait poitevin « porte le cachet, dans toutes ses fibres, dans toutes ses formes »*. Il a été très important dans les travaux de dessèchement du Marais Poitevin au XVIIe siècle.
* E. Ayrault, De l’industrie mulassière en Poitou, 1867
Histoire
Hier …
Un moment croisé avec le cheval flamand originel, le trait poitevin sera « régénéré » au fil des siècles par l’infusion de sang picard, cauchois, percheron, boulonnais et surtout breton à partir de 1830 et jusqu’à l’ouverture, du registre généalogique de la race en 1884, le stud book. Dès lors, les éleveurs poitevins suivront les recommandations de la commission du dit stud-book les engageant à persévérer dans un choix judicieux des meilleurs sujets, afin de fixer, ou de rétablir, les caractères typiques de la race et de préserver ses aptitudes mulassières.
Croisée avec le baudet du Poitou, la jument mulassière était autrefois à peu près exclusivement destinée à la production d’une mule aux qualités exceptionnelles. Au début des années 90, la race connaît une forte baisse des effectifs car les juments conduites au baudet ne contribuent pas à l’accroissement du nombre des individus en race pure.
Sous l’impulsion de l’UPRa (Unité de nationale de promotion et de sélection de race) mulassière du Poitou, à partir de 2000, relayée par l’Association nationale des races mulassières du Poitou, Organisme de sélection (OS) des races mulassières du Poitou, depuis 2010, les éleveurs se mobilisent désormais pour lutter contre cette menace. Cela se traduit par la mise en place d’un plan d’accouplement et par la promotion de la race, présentée montée ou attelée, dans des manifestations nationales et internationales.
Élevage et utilisation
Au regard de la situation particulière de la race (effectif réduit, caractère, valeur affective…), l’attelage de loisirs et le travail agricole traditionnel, maraîchage, travail dans la vigne… semblent être la voie de valorisation la plus intéressante pour les mâles écartés de la reproduction, tandis que les femelles sont plutôt réservées à l’élevage.
Très rustique, le trait poitevin est souvent élevé en plein air intégral (ils sont peu affectés par les intempéries). Son élégance et sa docilité en font également un partenaire de choix pour la selle et le transport de personnes.