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Oie Blanche du poitou

L’Oie Blanche du Poitou

Oie Blanche du Poitou ; crédit-photo : CREGENE
L’Oie Blanche du Poitou tient sa réputation de la qualité de sa chair, de ses plumes et de son duvet d’un blanc pur. Également très prisée pour la production de peaux et de cuirs, l’Oie Blanche (essentiellement fermière) a compté jusqu’à 300 000 représentantes en 1940. L’avènement des matières synthétiques a porté une coup fatal à la filière. La race doit aujourd’hui sa survie à une poignée d’éleveurs passionnés, soutenus par le Parc Interrégional du Marais Poitevin qui œuvre pour maintenir d’élevage fermier traditionnel.

Origines…

L’origine géographique de l’Oie Blanche du Poitou n’a jamais été clairement déterminée. Il existait bien une oie blanche commune dans la Vienne, mais ses caractéristiques ne correspondaient pas à l’actuelle Oie Blanche du Poitou. En 1934, Pierre METAYER a soutenu une thèse de doctorat vétérinaire sur cette race et il émet l’hypothèse suivante : l’oie blanche du Poitou aurait été importée de Hollande entre le 10ème et le 12ème siècle. Cette oie serait issue de l’oie d’Embden qui ressemble beaucoup à l’oie du Poitou.

Evolution…

Ensuite l’Oie du Poitou s’est adaptée à son nouveau milieu très calcaire qui aurait accentué la blancheur de son plumage. L’essor de l’industrie de préparation des peaux a continué d’influencer la sélection d’animaux toujours plus blancs et sans tache. Au fil des générations et de la sélection, la race Oie Blanche du Poitou s’est fixée avec des caractères qui lui sont propres et héréditaires.

Aujourd’hui…

En 2001 un club regroupant des éleveurs d’oies grises du marais et d’oies blanches du Poitou est créé.

En 2002, le CREGENE avec le soutien du Parc met sur pied l’association de sauvegarde de l’oie blanche du Poitou. Malheureusement ces structures ne seront pas assez vivantes et aujourd’hui il n’existe plus d’association d’éleveurs. Les propriétaires d’oies blanches sont dispersés, ne se connaissent pas entre eux et les gens ont toujours beaucoup de mal à trouver des animaux pour renouveler leur cheptel ou en créer un.

Le rôle du CREGENE est donc de créer un lien entre les éleveurs et d’établir un suivi des animaux, de sorte que lorsqu’un éleveur abandonne il y ait un relais et que les animaux ne soient pas perdus car aux vues des effectifs, ce serait un gros handicape pour la race.

Perspectives…

Analyses moléculaires pour définir l’origine de l’oie blanche (et l’oie grise) pour voir si elle s’est vraiment beaucoup différenciée de son ancêtre et si les individus vivant aujourd’hui forment un groupe homogène et bien diversifié. Donnera des clés pour travailler. Trouver des débouchés économiques et/ou environnementaux pour cette oie. En effet, dans un système comme la polyculture élevage, l’oie trouve sa place puisqu’en plus de fournir une viande de qualité, des plumes, du duvet et voir des peaux, elle peut être utile pour désherber et entretenir les cultures. Les oies ne consomment pas la plupart des plantes feuillues et dans les années 50, on leur a confié le désherbage des champs de coton aux USA (5 à 6 oies par Ha). Elles peuvent également être utilisées pour l’entretien des fossés et douves partout où les engins motorisés ne peuvent pas accéder et elles contribuent à la fertilisation des sols. Bref, que des bonnes raisons d’avoir quelques oies blanches sur une exploitation…

Recensement 2009 :

Mâles Femelles Jeunes Eleveurs dont Nouveaux
22 40 9 16 5
Total 71

Caractéristiques de l’Oie Blanche du Poitou

Tête Bec Oeil Cou Ailes
Ronde et courte Plutôt allongé et fort. Couleur : orangé chez les jeunes, rougissant chez l’adulte, sauf sur l’onglet qui reste rose. Pas de bavette. Bleu clair Souple, assez long chez la femelle, plus long et plus fort chez le mâle. Robustes et collées au corps.
Coussinet Tarses Cuisses Pattes Plumage
Abondamment recouvert d’un duvet fin et blanc, notamment sur les ailes. Forts, plutôt courts chez les jeunes, il paraissent toujours plus longs que chez l’adulte. Couleur : organe foncé. Fortes et duveteuses Fortes, larges et écartées. Couleur orange foncé Blance pur, brillant, non bleuâtre, sans apparence de jaune, aucune plue de couleur. La coquille doit être plaquée au corps. Duvet fort mais fin et fourni. Les jeunes naissent jaunâtres.
Poitrine Corps Dos Poids Ponte
très large et très profonde. Pas de fanon. Plutôt court et ramassé, profond et large, sans panouille caractérisée (sauf chez les femelles en ponte). Queue courte et horizontale. Court et légèrement incliné en arrière. Jenues jars : 6 à 7kg
Adultes : 8 à 9kg
Jeunes oies : 5 à 6kg
Adultes : 7 à 7,5kg
Une ou deux pontes par an avec un total de 8 oeufs (jeunes) et 20 à 25 oeufs) (adultes)
L’oeuf pèse de 140 à 160 grammes.

Source : thèse de doctorat vétérinaire de Pierre METAYER, 1934

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Télécharger l’inventaire des éleveurs et des populations 2015 ici :

PDF - 1.8 Mo
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