races et variétés

Mammifères

Le CREGENE est concerné par la préservation de 7 races amimales et 3 espèces végétales domestiques menacées du Marais Poitevin. Le baudet du poitou, la chèvre poitevine, le cheval de trait poitevin, la mule poitevine, la poule de marans, l’angélique, les poires et les pommes sont représentées par des associations . Des éleveurs sans association font persévérer l’oie blanche et l’oie grise du Poitou.

Le Baudet du Poitou

Baudet du Poitou ; crédit-photo : Eric Rousseaux Le Baudet du Poitou est sans doute le plus original des ânes, aussi le plus ancien : ses origines remonteraient à l’époque gauloise. Réputé dans le monde entier depuis des siècles, la race doit sa renommée à son aptitude à engendrer une mule d’exceptionnelle qualité, après accouplement avec une jument poitevine mulassière.

Une race menacée… A la fin des années 70, on recensait moins de 50 exemplaires de l’espèce. Le Parc du Marais Poitevin, soutenu par les Haras Nationaux, le Syndicat des éleveurs, aujourd’hui organisé en Oragnisme de sélection des races mulassières du Poitou et l’Association de sauvegarde du Baudet du Poitou (SABAUD) a alors lancé un vaste programme de sauvetage et de préservation, amorcé à l’Asinerie du Baudet du Poitou, propriété du Conseil Général de la Charente-Maritime.

Les 350 individus de races pure aujourd’hui connus sont un encouragement, même si la dispersion géographique des baudets complique l’opération de sauvegarde. Pour y pallier partiellement, la SABAUD, l’Organisme de sélection des races mulassières du Poitou, les Haras Nationaux et le Parc Interrégional du Marais Poitevin expérimentent avec la congélation de semences, la pratique de l’insémination artificielle et les méthodes modernes de reproduction. Pour de plus amples renseignements, contacter l’Asinerie du Baudet du Poitou.

Le Cheval de Trait Poitevin Mulassier

Le cheval mulassier trouve ses origines sous le règne d’Henri IV. Il est issu de l’accouplement de juments locales avec des chevaux de races brabançonnes et frisonnes. Cette jument, croisée avec le Baudet du Poitou, produit une mule de grande qualité, d’où l’appellation de Cheval Poitevin Mulassier.

La population actuelle présente toujours les qualités des premiers individus, en particulier leur grande rusticité. Les animaux portent dans leurs fibres l’influence du terroir de leur berceau d’origine : une lourde terre marine argileuse, riche en sels minéraux, dure en été, gorgée d’eau en hiver. Si les couleurs des robes sont variées, la robe isabelle à raie de mulet est spécifique de ce cheval de trait.

Toutefois, seuls 330 exemplaires représentent la race chez une centaine de propriétaires, l’exposant à un risque d’apparition de consanguinité élevée. Sa spécificité, la production de mules, complique encore le maintien des effectifs, car les juments conduites au baudet ne contribuent pas à l’accroissement du nombre des individus.

Depuis 1998, les éleveurs, sous l’impulsion de l’UPRA, se mobilisent pour lutter contre cette double menace. Cela se traduit par la mise en place d’un plan d’accouplement et la présentation de la race dans des manifestations nationales et internationales. Ainsi, ses aptitudes et son esthétisme font du Cheval Poitevin un animal recherché pour l’attelage de loisir.

La Mule Poitevine

Fruit du croisement de la jument Poitevine Mulassière et du Baudet du Poitou, la Mule Poitevine est un animal incomparable dont la réputation a largerment dépassé les frontières de l’hexagone. Comme la majorité des hybrides interspécifiques, la mule et le mulet sont stériles. Les muletiers doivent donc revenir en Poitou s’ils veulent se procurer l’incomparable animal de traction. Ils ne manquent pas de le faire, la filière mulassière bénéficiant d’un regain d’intérêt depuis quelques années. Il faut dire que sa robustesse et sa puissance, induites par un format important hérité de ses parents, sa rusticité, sa sobriété, la sûreté de son pied, son endurance et sa longévité, font de la Mule Poitevine un animal d’exception.

La Vache Maraîchine

MaraîchineToutes les races bovines françaises proviennent d’un même ancêtre commun : l’Auroch, bovidé sauvage des forêts gauloises.

C’est la domestication qui a conduit progressivement à la différenciation des races bovines primaires. Issues de l’ancienne race du bassin de la Loire, les races poitevines et vendéennes étaient composées de races Berrichonne, Marchoise, Maraîchine, Nantaise et Parthenaise.

La Maraîchine peuple traditionellement les prairies humides du littoral atlantique du Sud Loire à Nord Gironde.

Sa robustesse, sa résistance, sa polyvalence et sa rusticité on fait de la vache Maraîchine l’animal d’élevage par excellence, autrefois très prisé des éleveurs. Capable de supporter l’alternance des conditions extrêmes de sécheresse et d’humidité rencontrées sur le marais, elle peut en effet exploiter des prairies présentant de grandes disparités qualitatives, sans connaître le moindre problème parasitaire. Sa puissance de traction et ses bonnes aptitudes laitières et bouchères complètent ses mérites.

La spécialisation et la traite mécanique ayant sonné le glas de la race, il ne subsistait en 1986 qu’une trentaine d’animaux de type maraîchin dominant. La détermination de quelques passionnés regroupés au sein de l’ Association pour la valorisation de la race bovine Maraîchine et des prairies humides a permis de faire passer les effectifs à plus de 1000 femelles en 2010. La récente reconnaissance officielle de la race (code race 58) est un pas essentiel pour envisager plus sereinement son avenir, notamment dans un modèle d’élevage plus extensif.

La Chèvre Poitevine

Une grande taille, des poils longs, une robe nore liserée de blanc, les Chèvres Poitevines sont facilement reconnaissables. Elles peuvent produire jusqu’à 800kg de lait par an. Le cheptel était composé de 40 000 sujets au début du XXe siécle. Décimés par la fièvre aphteuse en 1925, les troupeaux ont été reconstitués avec des chèvres alpines, au détriment des Poitevines. Afin de dynamiser cette race de pays, les laiteries coopératives ont ouvert le livre généalogique poitevin en 1947, ce qui n’a pas empêché les effectifs de continuer à fondre. La découverte, en 1993, d’une caractéristique génétique responsable du meilleur rendement fromager du lait et la typicité particulière du fromage confirme l’intérêt d’un plan de sauvegarde mis en oeuvre depuis 1986. Il est dû au volontariat d’éleveurs réunis dans l’Association pour la Défense et le Développement de la Chèvre Poitevine (ADDCP). Aujourd’hui, 2 000 animaux en race pure constituent la base de cette opération.

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